Portrait n°10 : Loic, entrepreneur dans le Web à Bogota

Loic, 34 ans, est le fondateur de GradiWeb, agence de web marketing basée à Bogota. Il a accepté de répondre aux questions d’El Día Francés.

Bonjour Loic, première question pour toi : depuis quand es-tu installé en Colombie ? Où vis-tu aujourd’hui ? 

Je vis en Colombie depuis la fin de l’année 2014. Après avoir passé 3 ans à Medellin, je me suis installé à Bogota où réside la famille de ma compagne colombienne.

Quelle est la principale raison pour laquelle tu as choisi la Colombie? 

J’ai voyagé 3 ans avant de m’installer en Colombie. A la fin de mon voyage, j’étais un peu fatigué et je souhaitas me poser et monter un business. J’hésitais alors entre deux pays : la Colombie et le Brésil.

Comme j’étais déjà en couple avec une colombienne, le choix de la destination était plus évident. Aussi, je ne parlais pas du tout portugais alors que j’avais un bon niveau en espagnol. Comme je voulais rapidement monter mon entreprise, j’ai choisi la Colombie. 

Peux-tu nous présenter ton activité entrepreneuriale ?

Je suis le fondateur et associé d’une agence de marketing digital basée à Bogota, GradiWeb. 

On accompagne nos clients, principalement des Start-ups et des PME, dans la digitalisation de leurs processus et dans l’acquisition de nouveaux clients via le Web. 

On créé des sites web à forte valeur ajoutée, et autour de ces sites on met en place une stratégie digitale : Marketing, SEO, E-mailing …

Notre société est aujourd’hui en pleine expansion. On est déjà 6 dans l’équipe, et on a 3 freelance à côté qui travaillent pour nous. Nous sommes également en train de recruter. 

Quelle est selon toi la clef du succès en Colombie, notamment lorsqu’on est français?

Je pense que cela dépend forcément du secteur. Le digital, c’est un marché très particulier, très compliqué. On a beaucoup de concurrence avec les freelance qui cassent les prix. Et en Colombie, tout est très orienté prix. D’une certaine manière, la clef du succès dépend du produit. Avec un excellent produit, on peut se démarquer.

De notre côté, on a 70% de nos clients qui sont en France et 30% en Colombie. Cela permet de compenser.

Etre français est-il bien perçu dans le monde du travail/business ? 

Oui, être français est assez bien reçu. Mais il faut bien comprendre que cela comporte des désavantages. On ne peut pas outrepasser certaines différences culturelles et les relations peuvent être difficiles quand on est français.  

La vente en Colombie est un bon exemple. Ce n’est pas du tout la même façon de vendre en France. 

Quel conseil donnerais-tu à une personne souhaitant se lancer dans l’entrepreunariat en Colombie ?

Il faut savoir où l’on met les pieds. En somme, il faut bien étudier le marché. 

Aussi, il m’apparait important de savoir s’adapter et de se réinviter. Il faut quasiment repartir de zéro et ne pas croire qu’on peut s’imposer ici en tant que français. Imposer nos modes de pensée et nos méthodes. Il ne faut pas être sûr de soi. 

S’associer avec un colombien est une bonne idée car cela ouvre de nombreuses portes. Mais il faut faire très attention car ils sont très différents de nous.

Peux-tu nous raconter une bonne et une mauvaise expérience que tu as eues en Colombie ?

La bonne expérience, c’est un peu tout ce que j’ai fait jusqu’ici. J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes en Colombie. L’expérience du pays est bonne en générale et mon entreprise marche bien. 

La mauvaise expérience est liée aux débuts de mon entreprise. Je me suis associé au départ avec plusieurs colombiens. Un associé était chargée de faire un peu jouer son réseau et de trouver de nouveaux clients. Au lieu de trouver de nouveaux clients pour la boite, cet associé gardait les nouveaux clients pour lui et essayait de monter une boite concurrente à la notre. 

Es-tu en contact avec la communauté des français de Colombie ? Aussi, penses-tu que l’entraide au sein de la communauté soit possible ?

Il est vrai que je ne suis pas très impliqué dans la communauté des français en Colombie. Mais je suis forcément en contact avec eux dans le cadre de mon activité. Lorsque j’étais à Medellin, 60% de mes clients étaient des expatriés français. 

Aussi, entre français on échange des conseils et des contacts utiles. Il y a bien une forme d’entraide au sein de la communauté.

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Vivien Léost

Co-fondateur d'El Día Francés.

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