Portrait n°5 : Cédric, patron du Oh La La Bistrot à Medellín

Originaire d’un village près de Sète, Cédric Saborit s’est installé à Medellin et a ouvert son propre restaurant, le Oh La La Bistrot. 
Bonjour Cédric, première question pour toi : depuis quand es-tu installé en Colombie ? Où vis-tu aujourd’hui ?

Je vis à Medellín depuis un peu plus de deux ans. 

J’étais déjà venu trois fois en Colombie. La première fois en 2015, sans l’intention de m’y installer, j’ai eu un coup de cœur pour le pays. C’est la quatrième fois que je suis venu pour m’installer définitivement dans le pays.

Aujourd’hui, cela fait un peu plus d’un an que j’ai un bistrot à Medellin, dans le quartier de Manilla, où je vis.

Quelle est la principale raison pour laquelle tu as choisi la Colombie? 

J’ai toujours eu envie de m’installer à l’étranger, de vivre cette aventure. Aussi, monter ma propre affaire est une chose à laquelle je pensais souvent.

Comme je l’ai dit, j’ai eu un coup de coeur pour la Colombie. J’ai choisi Medellin pour la qualité de vie, et aussi parce que la ville est centrale en Colombie, et très fréquentée par les touristes.

Peux-tu nous présenter ton activité entrepreneuriale ?

Je suis le patron du Oh La La Bistrot, établissement que j’ai racheté il y a un peu plus d’un an dans le quartier de Manilla. J’ai rénové et remis à mon goût le restaurant.

L’idée est de faire de la bonne cuisine, chose que j’aime particulièrement. Je fais venir des cuistots français et je fais connaître la gastronomie française aux colombiens. 

Je propose avant tout de la qualité. On fait tout maison (avec des produits locaux) et on propose également des vins et fromages importés de France.

Je suis heureux de ma situation. Je trouve beaucoup de satisfaction dans ce que je fais. Je travaille 12 heures par jour, et je ne pourrais évidemment pas continuer cela sans aimer mon activité. 

Quelle est selon toi la clef du succès en Colombie, notamment lorsqu’on est français?

S’adapter, même si cela n’est pas toujours facile. S’adapter à la culture colombienne, s’adapter aux goûts des colombiens, notamment dans la restauration. Il ne faut surtout pas vouloir imposer sa façon de pensée et rester enfermé dans sa culture..

Etre français est-il bien perçu dans le monde du travail/business ? 

Je n’ai pas particulièrement l’impression qu’être français soit mieux perçu qu’une autre nationalité. A niveau égal, le fait d’être français ne change pas grand chose.

Mais il est vrai que la gastronomie française est plutôt bien reconnue par certains colombiens. 

Quel conseil donnerais-tu à une personne souhaitant se lancer dans l’entrepreunariat en Colombie ?

Je dirais qu’il ne faut pas se précipiter et penser que tout est facile. Il faut prendre son temps avant de se lancer, observer, apprendre, et surtout appréhender la culture. Par exemple, les relations employeurs étrangers et employés colombiens peuvent être difficiles. Il existe certains codes du langage à connaitre.

C’est avant tout une question de pragmatisme. Il faut prendre le temps de connaître le pays et être certain de vouloir y vivre.

Peux-tu nous raconter une bonne et une mauvaise expérience que tu as eues en Colombie ?

Je n’ai pas eu une bonne expérience en particulier. C’est plus global. L’expérience de vie est extraordinaire. Je suis conscient que ce que je suis en train de vivre est génial, d’autant plus que tout se passe bien pour moi. Je m’adapte au pays, j’arrive à faire fonctionner mon affaire, à rencontrer de nouvelles personnes. Je n’aurais jamais connu cela en restant dans mon village français.

Evidemment, tout n’est pas facile. Pour s’expatrier, il faut avoir du caractère. 

Côté mauvaise expérience, je n’ai pas grand chose à dire. Peut-être le choc culturel, et certaines incompréhensions. Mais dans l’ensemble, rien de marquant.

Es-tu en contact avec la communauté des français de Colombie ? Aussi, penses-tu que l’entraide au sein de la communauté soit possible ?

Je suis sur les groupes Facebook des français en Colombie et à Medellin et je suis régulièrement en contact avec quelques personnes. 

Au début, j’ai reçu de bons conseils, de Pépé, l’ancien patron du restaurant La Cantine, des patrons du Café Cliché et de Voila Vino. J’ai également pu obtenir grâce à eux des contacts utiles.

J’ai reçu des conseils et quand je peux j’en donne également. Je suis ouvert là-dessus.

Vous pouvez retrouver l’adresse du Oh La La Bistrot ici.

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